mardi 28 mars 2017

Parution : Qu'est-ce que la science pour vous ?

Vient de paraître aux éditions Matériologiques, et sous la houlette de Marc Silberstein, un livre auquel j'ai eu le plaisir de collaborer, parmi une cinquantaine d'auteurs : Qu'est-ce que la science pour vous ?
Le défi proposé était original : il s'agissait, dans une brève contribution, de livrer un rapport personnel avec la science. Je me suis donc laissé aller à l'exercice... et laissé aller tout court, en rédigeant un texte mi-sérieux, mi-parodique, autour d'une métaphore textile (qui m'interdira, dorénavant, de prétendre que je travaille sans filer).
Le titre navrant de cette contribution qui ne l'est pas moins :

jeudi 23 mars 2017

Une conférence à Toulouse

Hier, j'étais à Toulouse pour une conférence à deux voix avec Jean-Marc Pétillon, à propos de l'histoire et de la préhistoire de la domination masculine. Chapeau aux organisateurs – l'Université Populaire de Philosophie –, avec une organisation au millimètre, une salle comble (peut-être 150 personnes ?) et un débat de très bonne qualité (pour ce qui est des questions ; il ne m'appartient pas de juger les réponses...)
L'association, qui organise très régulièrement de telles conférences, devrait mettre prochainement en ligne le podcast de la soirée.
Merci encore !

mardi 21 mars 2017

Note de lecture : Préhistoire du sentiment artistique (Emmanuel Guy)

Les ouvrages d'archéologie peuvent se révéler d'une lecture ingrate pour plusieurs raisons. Soit parce qu'ils se perdent dans des détails d'une grande technicité qui ont tôt fait de décourager le non-spécialiste. Soit parce qu'ils avancent des interprétations sociales sur une base dépourvue de rigueur, laissant l'impression d'un brassage de généralités ou d'une élaboration scénaristique gratuite et forcée. Le livre d'Emmanuel Guy évite totalement ces deux écueils, en proposant au lecteur un raisonnement tout à la fois accessible et, dans ses développements principaux, très solidement argumenté. On rencontre certes quelques termes techniques, mais ceux-ci sont toujours explicités, et on n'a jamais l'impression de s'y noyer. Et si le cœur du texte traite des aspects formels de l'art paléolithique, les premières pages, et surtout, les dernières, ouvrent vers de passionnantes questions sur les rapports entre cet art et la société qui l'a produit. Voilà donc un ouvrage qu'on a plaisir à lire et, plus encore, à discuter (cette discussion fût-elle, par moments, assez critique).

L'analyse formelle

Le point de départ de l'auteur tient au fait que si l'on s'est souvent interrogé sur la signification de l'art paléolithique – une interrogation condamnée à rester assez spéculative – on a porté trop peu d'attention à son analyse formelle, et c'est à elle que l'essentiel des pages du livre est consacré. Même si divers sites sont évoqués, l'approche s'organise autour de deux pôles principaux : les quelque 5000 gravures du riche ensemble de la Côa, au nord-est du Portugal, datés d'environ -18 000 ans, à la charnière des périodes dites du gravettien et du solutréen et Lascaux, réalisée peut-être quatre millénaires plus tard, au début du magdalénien.

vendredi 10 mars 2017

Un de mes textes traduit en italien

Magie d'internet, je découvre qu'un(e) lecteur anonyme a traduit vers l'italien un des mes textes, en l'occurrence l'article « The sexual division of labour in the origins of male domination: a Marxist perspective » que j'ai publié l'été dernier dans A. García-Piquer et A. Vila-Mitjà (eds), Beyond war: archaeological approaches to violence, Cambridge Scholars Publishing – on peut trouver une version française de l'article à cette adresse. L'article reprend, en actualisant quelques formulations et références, les grandes lignes de mon Communisme primitif, que l'on trouve également dans la brochure proposée en téléchargement sur ce blog.
Merci donc à ce(tte) traducteur / traductrice anonyme, en espérant que cette traduction en appelle d'autres et alimente la discussion !