lundi 29 août 2016

Une présentation-débat du Profit déchiffré en podcast

C'était le 26 juin dernier, au festival de la CNT. J'étais invité à présenter mon dernier livre... et l'enregistrement est à présent en ligne !
 

mercredi 24 août 2016

Chez les Vikings

Le Danemark est un petit pays, mais il a une préhistoire riche, qu’il sait depuis longtemps mettre en valeur. C’est en effet le directeur du musée national, Christian Thomsen, qui au XIXe siècle eut l'idée de classer les objets préhistoriques en trois grandes époques – l’âge de pierre, l’âge du bronze et l’âge du fer. Cette classification a depuis été affinée, mais depuis presque deux siècles, elle reste le socle de la chronologie de la préhistoire européenne.

Le musée national

Le « chariot du soleil », un des joyaux du Musée national
Le musée national de Copenhague, donc, qui abrite les collections préhistoriques, est d’une grande richesse. Pour chaque époque, de nombreux objets sont présentés, avec quelques pièces particulièrement remarquables, tel le splendide « chariot du soleil » de l’époque du bronze. Pour l’anecdote, ce qui m’a le plus marqué sont ces haches de pierre du paléolithique tardif… polies en forme de haches de bronze ! Les occupants de l’époque étaient en effet au contact de populations plus méridionales qui, contrairement à eux, maîtrisaient la métallurgie ; par bravade, par envie ou parce que c’était alors le chic, faute de pouvoir disposer des mêmes armes qu’elles, ils s’étaient mis à fabriquer les leurs « à la manière de… ». C’est dans ce genre de détails qu’on imagine certains processus sociaux à l’œuvre derrière ces vitrines parfois un peu froides, et que ces humains d’il y a trois millénaires semblent soudain si proches.

mercredi 17 août 2016

Une visite au Musée des Confluences (Lyon)

L'été a été propice à diverses découvertes de musées, dont certaines m'ont semblé mériter un petit compte-rendu. Mes billets suivront donc l'ordre chronologique de mes visites, et commenceront par le Musée des Confluences, ouvert à Lyon il y a moins de deux ans.

 

Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en me rendant dans le Musée des Confluences, sinon qu'une connaissance locale m'en avait parlé favorablement. Extérieurement, le bâtiment sacrifie aux tendances actuelles, en proposant des formes un peu déstructurées. Ce n'est pas que ce soit laid, mais on a toujours un peu peur, en pareil cas, que l'argent consacré à l'écrin fasse défaut pour les bijoux. Une fois à l'intérieur, on constate que les volumes sont vastes. Très vastes. Et même si l'espace et la clarté sont agréables, on regrette un peu que tous ces mètres cubes n'aient pas davantage servi à exposer des connaissances plutôt que de l'air.
Le musée comporte, comme souvent, une exposition permanente et des expositions temporaires ; je ne parlerai ici que de la première, qui a pour louable ambition de présenter des connaissances à la fois sur la nature et sur les sociétés. Elle se décline en quatre salles. Les trois premières sont d'inspiration classique, puisqu'elles sont respectivement consacrées à l'univers et la matière, au monde du vivant, et aux sociétés. La quatrième est plus étonnante, puisqu'elle a pour sujet « la vie après la mort ». Tout un programme...

lundi 15 août 2016

Une réponse de Jean-Marie Harribey

Jean-Marie Harribey
Avec un peu de retard dû aux vacances, je relaye cette réponse de Jean-Marie Harribey aux critiques que je lui adressais dans mon Profit déchiffré, parue sur le site Contretemps. S'il touche juste sur certains points de détail, sur le fond, ce texte ne me convainc pas. Je tâcherai de rédiger une réponse dès que possible.