samedi 28 mai 2016

Un extrait du Profit déchiffré sur le site de Contretemps

La revue Contretemps, en attendant de publier un compte-rendu de mon livre, en a publié un extrait. Il s'agit de l'annexe du deuxième essai, sur le travail productif et improductif. Dans cette annexe, je polémique avec Jean-Marie Harribey, qui lui-même pensait que Marx s'était trompé sur cette question et qu'il fallait le relire entièrement avec des lunettes keynésiennes. Ce n'est pas l'extrait le plus sexy ni le plus facile pour aborder mon bouquin, loin de là, mais j'imagine que comme Contretemps avait déjà publié plusieurs contributions sur le sujet, c'est ce passage qui a prioritairement retenu leur attention.
Toujours est-il que cette annexe est en ligne !

vendredi 27 mai 2016

vendredi 20 mai 2016

Une recension du Profit déchiffré par Jean-Christophe Le Duigou

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...parue dans l'Humanité du jeudi 19 mai 2016.

mardi 17 mai 2016

« Alain Testart (1945-2013) : un évolutionniste au pays des anthropologues » disponible en ligne

Tout vient à point à qui sait (longuement) attendre ; mon article écrit pour Historical Materialism, qui s'efforce de présenter l'œuvre d'Alain Testart au public marxiste anglophone, vient de paraître dans le numéro 24-1 (2016).
Ce texte pouvant également intéresser des francophones, en voici la version française en libre téléchargement.

mercredi 11 mai 2016

Une recension du Profit déchiffré par Jean-Paul Petit

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...parue dans la revue L'Anticapitaliste n°76. Ce compte-rendu, détaillé et globalement très positif, suscite en moi un regret et une incompréhension.
Le regret porte sur la question dite de la « circulation », où Jean-Paul Petit discute mes explications (qui se veulent restituer fidèlement le raisonnement de Marx) en évoquant notamment les problèmes que soulève la question du transport. À la relecture – du compte-rendu et de mon livre – je me dis que j'ai raté une bonne occasion d'enfoncer un clou pourtant saillant, et sur lequel beaucoup de marxistes ont déchiré leur manche : la circulation n'est pas le transport, et le transport n'est pas la circulation. Les deux phénomènes n'ont même pour ainsi dire rien à voir.
Ce que Marx entend par circulation est un phénomène purement économico-social : c'est le changement de forme de la valeur. En termes plus simples, c'est un achat et une vente, c'est-à-dire un transfert de droits de propriétés (sur une marchandise matérielle ou immatérielle). Cette circulation n'a donc rien à voir avec celle des automobiles ou celle des trains, qui est un déplacement physique, une « modification [de la] détermination spatiale » des biens, ainsi que l'écrit Marx dans une phrase que je cite p. 119. Pour être bien clair : lorsque que je circule avec ma voiture (et même si c'est contre un paiement, parce que je fais le taxi) cela n'a rien à voir avec la circulation des marchandises dont parle Marx. En revanche, lorsque je vends ma voiture, fût-elle garée au parking depuis trois mois, c'est un phénomène de circulation.
Le transport ne pose donc aucun problème spécifique du point de vue de la théorie de la valeur, et je ne crois pas qu'on puisse, ainsi que l'écrit mon critique « hésiter » sur son statut de ce point de vue : il fait partie de la production, au même titre que la fabrication proprement dite (qui exige toujours le transport d'un certain nombre d'éléments !), ou que la conception, les essais, etc. Et c'est bien ce qu'illustre, je crois, la phrase de Marx à laquelle je faisais allusion. Quant aux raisons pour lesquelles le travail de circulation proprement dit ne crée pas de valeur, je crois les détailler tout au long des pages 127-130, puis 134-138.
J'ai commencé ce billet en disant qu'en plus de ce regret, je nourrissais une incompréhension. Concluant sa discussion de mon essai sur le travail productif, J.-P. Petit écrit en effet : « Il y aurait également à prendre en considération les travaux de Jean-Marie Harribey sur travail productif et services publics. » Or, cette prise en considération est l'unique sujet de l'annexe qui figure aux pages 156-162, intitulée Les fonctionnaires, productifs de revenu ? J'avoue donc une certaine perplexité.
Quoi qu'il en soit, je remercie J.-P. Petit pour l'attention qu'il a porté à mon travail et, qui sait, pour le débat que cet échange suscitera...

mardi 3 mai 2016

Le passage aux paiements : un paradoxe levé ?

Je reprends ici mes réflexions entamées dans ce billet, à propos des déterminants techno-économiques du passage aux paiements. Pour resituer les choses, voici un petit tableau qui répartit les différents cas de figure connus selon le double critère de la présence de stocks alimentaires, et de biens W autres que les aliments hors bétail :


Sociétés à stocks alimentaires Sociétés sans stocks alimentaires
Sociétés à biens W
(hors stocks alimentaires)
Sociétés à paiements « testardiennes » (Côte Nord-Ouest) Sociétés à paiements, avec « sédentarité pour conditions écologiques favorables » (Calusa, Asmats…)
Sociétés sans biens W
(hors stocks alimentaires)
- Sociétés sans paiements (Amazonie, groupe Anga de Nouvelle-Guinée…)

En rédigeant mon billet précédent, j’en étais resté à une alternative dont les deux termes semblaient mener à une impasse, et dont je ne voyais guère comment me dépêtrer. Au passage, je tiens à remercier toutes celles et ceux qui, sur ce blog ou en-dehors, ont pris la peine d’en discuter avec moi ; ils m’ont tous aidé à entrevoir la solution.