dimanche 21 février 2016

Un appel au peuple (anglophone)

Je suis en contact avec des éditeurs anglo-saxons qui seraient intéressés par la publication de mon Communisme primitif... Et naturellement, je serais très heureux que ce livre (plus exactement, une nouvelle version de ce livre) paraisse en anglais.

Là où le bât blesse, c'est bien sûr en ce qui concerne la traduction, qui représente un travail (et donc un coût) considérable. Je suis en train d'explorer les voies institutionnelles pour récupérer un budget qui pourrait la financer, mais je me dis qu'après tout, il n'est pas totalement impossible qu'un lecteur du bouquin anglophone l'ait suffisamment apprécié pour prêter main-forte, à titre bénévole, à tout ou partie de cette entreprise. J'ai bien conscience de chercher l'oiseau rare, mais qui ne tente rien...

Donc, si vous-mêmes ou l'une de vos connaissances possédait les compétences et l'envie de participer à un degré ou à un autre à ce travail de traduction, contactez-moi par mail !

jeudi 18 février 2016

La sédentarité sans agriculture ni stockage (2) : retour sur les Asmats

Je poursuis ici le questionnement amorcé avec ce billet, dans lequel j'examinai la catégorie proposée par A.Testart de « sédentarité pour conditions écologiques favorables ». Celle-ci pose deux problèmes de nature très différente ; le premier est d'ordre empirique, et consiste à savoir si cette possibilité, qui n'est pas absurde sur le plan logique, s'est effectivement incarnée dans des cas concrets. Le second est d'ordre théorique : si de telles sociétés existent et se caractérisent, comme l'affirme A.Testart, par la présence de paiements et d'inégalités économiques, alors comment les articuler à la proposition générale de cet auteur selon laquelle c'est le stockage qui est au fondement de la richesse ?
Des trois sociétés susceptibles de représenter ce cas de figure, l'une d'elles (les Warao du delta de l'Orénoque) a été éliminée d'emblée par A.Testart lui-même, pour pratiquer le stockage alimentaire – en l'occurrence, celui du sagou – sur une échelle non négligeable. La seconde candidate, les Calusa de Floride, est trop mal connue pour qu'on puisse la caractériser avec certitude (si la stratification sociale n'y fait guère de doute, l'absence du stockage y est beaucoup moins certaine). Restent donc les Asmats de la côte méridionale de la Nouvelle-Guinée, observés par plusieurs témoins dans les années 1950-1960, et sur lesquels on dispose d'informations plus fiables.

dimanche 14 février 2016

Le teaser du Profit déchiffré

À la demande (presque) générale, voici quelques pages du Profit déchiffré  – dont sa table des matières –, qui viendra garnir les rayons des meilleures librairies dans quelques jours. Histoire, peut-être, de donner envie de lire la suite ?
Cliquez sur l'image ci-contre pour télécharger le fichier pdf.

dimanche 7 février 2016

Le profit déchiffré, c'est pour bientôt !

Mon prochain livre, Le profit déchiffré, paraîtra en mars aux éditions La Ville Brûle. On en est aux derniers réglages et peaufinages : la chasse aux coquilles est ouverte !
En attendant, je peux d'ores et déjà annoncer une présentation du bouquin : ce sera à la librairie Quilombo, normalement le jeudi 31 mars.
Et pour faire patienter les aficionados, le texte de la quatrième de couverture :
Déchiffrer le profit, c’est révéler la nature de cette quantité qui gouverne l’économie mondiale et, avec elle, l’existence de milliards d’individus. Qu’est-ce que le profit ? Par quoi, et surtout par qui, est-il créé ? Quels mécanismes régissent sa répartition, et comment contribuent-ils à obscurcir son origine ?
C’est à ces questions que ce livre s’attache à répondre, en soulignant l’actualité brûlante des découvertes réalisées il y a 150 ans par celui qui avait mis à nu les rouages cachés de la société capitaliste afin de la frapper au cœur : Karl Marx.

mardi 2 février 2016

Deux questions aux progressistes qui combattent la loi de 2004

J'ai longtemps hésité à écrire ce billet. Non parce que son contenu est directement polémique – au contraire, serais-je presque tenté de dire. Pas non plus parce qu'il aborde l'actualité, car il m'est arrivé plusieurs fois dans ce blog de quitter les peuples et les époques lointaines pour traiter de questions qui nous touchent directement. Mais parce qu'il me semblait que la loi française de 2004 dite « sur les signes religieux » à l'école publique était un sujet un peu dépassé et que si, il y a dix ans, il avait fait couler beaucoup d'encre et remué pas mal d'électrons, son intérêt s'était largement émoussé. Or, des accrochages réguliers, dans le monde réel ou virtuel, avec des militants de gauche ou d'extrême-gauche qui continuent de pourfendre cette loi en dénonçant son caractère « islamophobe » m'ont convaincu du contraire (ainsi, accessoirement et s'il en était besoin, que de la grossièreté dont sont capables certains de ces « camarades » sitôt qu'on les contredit).
Je souhaite donc poser ici deux questions qui, me semble-t-il, ont rarement été soulevées, et auxquelles les adversaires de la loi qui se situent dans le camp du progressisme n'ont, toujours à ma connaissance, jamais apporté de réponse.