dimanche 22 mars 2015

Parution reportée

Suite à un petit embouteillage du côté des éditions La ville brûle, la parution de mon prochain bouquin, Deux essais d'économie marxiste (titre provisoire), initialement prévue pour septembre, est reportée à janvier 2016.

On prévoit déjà un hôpital de campagne et une cellule psychologique pour les milliers - que dis-je : les millions - de lecteurs qui, depuis des mois, piaffent d'impatience à l'idée de dévorer un peu plus de 200 pages sur le travail productif et la rente, et qui devront encaisser le choc de cette terrible nouvelle.

Je ne leur dirai qu'une chose, les yeux dans les yeux et les électrons dans l'écran LCD : soyez forts.

dimanche 8 mars 2015

Retour d'Almaty (Kazakhstan)

Léon Trotsky photographié à Alma-Ata, en 1928
Après deux semaines passées à l'ancienne Alma-Ata et capitale du Kazakhstan, située au sud-est de cet immense pays, au pied des hautes montagnes du Tian Shan, un billet en forme de carte postale archéologique.

Pour commencer, ce qu'on ne trouve pas à Almaty, à savoir la moindre trace de Léon Trotsky. Celui-ci y a été déporté par Staline en 1927, alors que la ville s'appelait encore Alma-Ata et qu'elle était loin de compter des deux millions d'habitants actuels. Trotsky y a résidé environ un an, avant d'être expulsé d'URSS et d'entamer un long périple de proscrit conclu par son assassinat. Le pouvoir de la bureaucratie a tenu à effacer toute trace de celui qui avait dirigé la Révolution aux côtés de Lénine. Tout comme la silhouette et le visage de Trostky avaient disparu des photographies officielles, la maison qu'il avait occupée a semble-t-il été détruite sitôt qu'il l'eut quittée. Selon les informations que j'ai pu glaner sur internet, elle se trouvait à l'emplacement de l'actuel 45 rue Gogol, où s'élève à présent un petit bâtiment de facture quelconque. Et si le nouveau pouvoir kazakhstanais a tenu, par nationalisme, à promouvoir les figures locales, rien, pas même une simple plaque, n'indique le passage du résident sans nul doute le plus célèbre de la ville.

En revanche, les musées locaux conservent avec soin les richesses archéologiques de la région, dont les plus remarquables concernent la civilisation des nomades des steppes. A l'époque des Grecs et des Romains de l'antiquité, les cavaliers qui parcouraient les prairies du Kazakhstan faisaient partie d'un vaste ensemble culturel qui s'étendait vers l'Ouest au moins jusqu'à la mer Noire : celui des Scythes (aussi appelés Saces).