lundi 31 mars 2014

Note de lecture : Le sexe, l'Homme et l'évolution (P. Picq - P. Brenot)

Commençons par ce qui fâche : ce livre écrit à quatre mains souffre de sérieux défauts qui m'en ont fait abandonner la lecture plusieurs fois, en dépit des informations pourtant riches qu'il contient. Manifestement, chacun des deux auteurs s'est chargé de l'une des deux parties principales, mais aucun effort sérieux de relecture et d'édition n'a été entrepris pour les harmoniser ; raccords hasardeux et redites s'empilent donc. Redites qui se nichent y compris au sein d'une même partie — la première, en l'occurrence, manifestement due à la plume de Pascal Picq, qui laisse par moments l'impression d'un travail (trop) vite réalisé, et qui aurait gagné à consacrer davantage d'attention à la forme. C'est d'autant plus étonnant que l'ouvrage est paru chez un « grand » éditeur (Odile Jacob) dont on serait — naïvement ? — en droit d'attendre un peu plus de vigilance.

Une fois l'obstacle vaincu et cette première impression mise de côté, Le sexe, l'Homme et l'évolution, s'avère être un texte plein d'enseignements. Celui-ci, surtout dans sa première partie, dresse un bilan raisonné des connaissances sur la sexualité humaine, qu'il met en regard avec celle de nos proches parents primates dans une perspective évolutionniste. On appréciera tout particulièrement le fait que P. Picq ne s'en tient pas aux seuls éléments informatifs, mais qu'il les discute systématiquement, n'hésitant pas à avouer clairement quels points sont des certitudes et quels autres des hypothèses, parfois fragiles. Dans une saine approche scientifique, l'auteur ne paraît jamais tenter d'avancer ses thèses en fraude, ou de présenter de simples conjectures comme des vérités établies.

vendredi 28 mars 2014

Une critique du Communisme primitif... par Alternative Libertaire

Le mensuel Alternative Libertaire publie dans son numéro de mars 2014 une recension de mon Communisme primitif... :
La parution récente d’un nouvel ouvrage de Christophe Darmangeat, Conversation sur la naissance des inégalités, nous donne l’occasion de revenir sur un précédent livre, paru en 2009. Dans son essai sur l’origine de l’oppression des femmes, l’auteur, marxiste, propose une relecture critique des travaux d’Engels, chose qui n’avait pas été faite de manière aussi globale depuis la parution de l’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’État, paru en 1884 !

dimanche 23 mars 2014

Une autre bataille australienne

Un Australien, tenant en sa main gauche
un boomerang et un bouclier
Les mémoires de Lawrence Struilby, un colon arrivé en Australie en 1833, présentent le récit d'une bataille s'étant déroulée en 1837 non loin de Baroo Station, au nord de Bathurst, soit une grosse centaine de kilomètres au nord-ouest de Sydney. Struilby, qui connaissait personnellement certains aborigènes qui travaillaient à la station, est en état de donner quelques détails intéressants :
Peu avant que je quitte Baroo, il y eut une terrible bataille entre notre tribu sur la rivière Macquarie et une autre plus loin au sud-ouest sur la rivière Lachlan (...)

La cause de la guerre était la même que celle de la guerre de Troie. Une tribu avait ravi une jeune femme à une autre. Tous les clans des des tribus s'impliquèrent dans le conflit et, en étant parmi eux, on pouvait les entendre durant des semaines parler de la bataille à venir, et s'y préparer. On n'entendait pas le son des forges, des usines et des arsenaux ; mais on les voyait préparer des sagaies de toutes sortes. Après les sagaies, leur missile le plus terrible est le boomerang (...)

La bataille devait avoir lieu près de Baro, car la tribu de Lachlan  était l'aggresseur. Les Aborigènes, sauf lorsqu'ils sont excités par une chasse, une fête, un corroboree ou quelque distraction, sont plutot indolents mais, durant des semaines avant la bataille, ils étaient aussi vifs que mes compatriotes avant une guerre de gangs dans le sud de l'Irlande ou une procession dans le Nord, le 12 juillet. On pouvait voir ici l'un couper des branches, les épointer et les polir pour en faire des sagaies, tailler les têtes pour y ajuster des pointes de quartz et des gommes venimeuses ; ailleurs, un autre couper une tranche du miall, « l'écorce de fer », l'observer en louchant et la tordre ensuite sous son pied jusqu'à ce qu'elle prenne la courbe convenable pour un boomerang ; un autre fabriquant des gourdins, et un autre aiguisant des tomahawks.

mercredi 19 mars 2014

Luttes féministes au Paléolithique

Des amis me recommandent cette trouvaille qui est au cœur du sujet... Je ne peux qu'approuver :



Une seule question : les archéologues compétents (pléonasme) qui suivent ce blog avec l'attention qu'il mérite peuvent-ils confirmer l'authenticité du document ?

mardi 11 mars 2014

L'enregistrement de la conférence du 30/01/2014

L'enregistrement de la conférence que j'ai animée le 30 janvier dernier à l'Espace des diversités de Toulouse, en compagnie de Jean-Marc Pétillon, est désormais en ligne, sur le site de l'Université populaire de Toulouse.